mercredi 9 décembre 2015

Cérémonie des canoës sur le bassin de la Villette



Avant de terminer un article sur la communication positive, je prends un peu de temps pour montrer quelques images de dimanche dernier. Je voulais assister à la cérémonie des canoës sur le bassin de la Villette. Le grand chef brésilien Raoni était là. Quel courage a cet homme qui parcourt le monde pour défendre les peuples autochtones !

Il n'était pas seul, il y avait aussi des femmes et des hommes d'Amérique du Sud et d'Amérique du Nord. Tous me paraissaient stoïques, rodés à la communication et sûrement pas contents d'être là. Voici un petit moment filmé, monté en collaboration avec mon complice préféré resté à Lyon. Vive internet !





Quelques images de ce rendez-vous















Article de Géopolis sur la visite des délégations autochtones à l'Elysée, et entretien avec Hindu Oumarou Ibrahim, co-présidente du Forum international des peuples autochtones sur les changements climatiques


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jeudi 3 décembre 2015

Rencontres kenyanes pendant ma visite au Bourget pendant la COP21

Cap sur le site officiel


Décidée à quitter PlaceToB pour un moment, direction le Bourget avec Marie. Une fois rendues sur le site officiel, Marie est partie de son côté récolter de quoi raconter des histoires d’Océan, de Mont-Blanc, de berger ladakhi, et je me retrouvai seule et un peu dépitée au Bourget, dans cet univers concentrationnaire high-tech.


Discrimination


un plan bien trop incliné pour un fauteuil
Un scandaleux moment d’inhumanité d’ailleurs, avec une collègue journaliste en fauteuil (non électrique) qui cherchait désespérément depuis des heures comment rejoindre le pavillon de génération climat à plusieurs centaines de mètres de là (les déplacements sous haute sécurité sont compliqués). Ce n’est qu’une fois en rage et en pleurs qu’un homme de la sécurité a bien voulu l’emmener pour “tenter de trouver une solution”. Elle se sentait humiliée et, disait-elle, son handicap lui revenait à la figure alors qu’elle venait simplement faire son travail.




Des rencontres plus heureuses :


J’ai pu filmer Ségolène Royal toujours sympathique et qui aime les rencontres improvisées.
Puis j'ai décidé de rejoindre Marie. Le soleil brillait. Sous les piliers décorés des drapeaux des pays participants, je me suis dirigée vers des Massaï que je venais de photographier, les trouvant beaux. Nous avons passé pas mal de temps ensemble mais en résumé, i
ls portent depuis des années dans les Cop la voix de tous les peuples autochtones. Une équipe de journalistes kenyans, leurs compatriotes, allaient les interviewer lorsqu’ils se sont servis de notre rencontre. Je raconterai ailleursIl est déjà tard et je n’ai plus le jus nécessaire pour écrire ma journée,  je vais donc partager quelques photos.








Blogueurs en batterie




les drapeaux des nations



ma première expérience de réalité virtuelle, émouvante,
pour promouvoir la reforestation de zones désertiques



Les Champs-Elysées



business ?



business




Rencontre avec deux Massaï qui tourne en interview pour une équipe de reporters kenyans


Avec Dan Sapit et Kimaren Riamit

Les entendre parler de leur cause était passionnant : de la forêt kenyane, de leur tradition pastorale et des connaissances médicales que possèdent les peuples autochtones. 

Il faut gagner cette négociation climatique, et apprendre des indigènes. Ce qu’ils connaissent de la nature est précieux pour l’humanité toute entière, il est alors urgent de les écouter !



mercredi 2 décembre 2015

Prise de conscience écologique de la jeune génération

Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?

Cette question banale que l'on pose aux enfants, comme elle est importante !
Au fur et à mesure que l'on avance dans ces journées de travail autour du changement climatique, l'enjeu devient réel, une inquiétude s'installe en moi. Je crois que comme pour les écolos (et j'aimerais tant que l'on ne ricane pas à l'évocation de ce mot, simple abréviation pour écologiste, personne consciente de l'importance de retrouver une harmonie entre l'homme et le reste de la nature) il y a une mesure dont on n'a pas réellement conscience : le temps.
En écoutant hier Nicolas Hulot, je me suis sentie... en danger.

Les jeunes pour pouvoir se construire doivent se sentir éternels, ainsi leurs désirs peuvent les conduire sur leur chemin de vie.
Et si eux-même, enfants d'aujourd'hui, se laissent gagner par l'inquiétude des messages sur le réchauffement climatique, comment vont-ils se construire en adultes optimistes, l'angoisse collée aux baskets ? Si la Cop21 se termine sur des décisions ambigües voire pessimistes, quelle est l'émotion qui sera déclenchée par les storytellers, les raconteurs, les médias qui vont communiquer sur ces résultats ?

Quelle que soit l'issue des négociations le 11 décembre, il me semble intéressant de mettre l'accent sur tous les aspects positifs. Quel soulagement alors de se projeter dans les initiatives citoyennes, individuelles, à l'échelle des régions, des communes, des familles même.

C'est vraiment ce que je souhaite à Zoé, 12 ans, en classe de 5e à Paris. Elle s'occupe -quotidiennement- du journal de son école et fait preuve d'une belle maturité. Elle vient à PlaceToB pendant son temps libre pour réaliser des interviews des gens ici au Belushi's. J'ai été scotchée par son aplomb en la voyant réaliser une interview, et par la pertinence de ses questions. Zoé veut montrer que des jeunes comme elle se sentent vraiment concernés par les enjeux du climat. (Je suis du coup passée devant son smartphone (graine de mojo) pour répondre à mon tour à ses questions).

Bien sûr à la fin je lui ai demandé :" et toi, qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?"
Et là, son regard de petite fille sage s'est agrandi, j'ai bien vu scintiller dans ses yeux les lumières du rêve enfantin et elle m'a répondu. Ce qu'elle aimerait vraiment faire plus tard, Zoé, c'est travailler dans l'univers du parfum.


Zoé, graine de Mojo...



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mardi 1 décembre 2015

Jour 2 : dans le bain avec les observateurs, acteurs... et activistes à PlaceToB

Une fabrique d'idées


D'abord, un lieu :
Une grande salle au look industriel, des tables hautes et une population hétéroclite apparemment en plein boulot. La vue d'un homme en grande robe colorée portée sur son pantalon, qui pianote sur son ordinateur m'évoque une certaine liberté : ici on vient comme on est, l'excentricité n'est pas un frein, au contraire !

La langue anglaise comme dénominateur commun.
Si tout le monde parle anglais, on entend des accents de toutes les couleurs.
La plupart des personnes présentes sont des activistes du changement climatique. 
Ils sont ici pour partager leurs talents, de blogueurs, d'artistes, de journalistes autour d'une cause commune : trouver un meilleur moyen de communiquer autour du changement climatique.

http://nrdc.tumblr.com/
pour découvrir le travail de Perrin Ireland

Repérage des lieux : un bar au milieu de la salle principale, surmonté d'une mezzanine qui accueille un tout petit studio radio. Stéphane Paoli y reçoit les speakers et d'autres intervenants, tous les jours au moment du déjeuner. Des anonymes et des pointures. C'est RCF qui retransmet.

©Marie Herenstein @beilah

En haut, un espace de travail, co-working accueillant avec ses grandes tables et ses petits recoins où chacun s'installe à sa guise pour y travailler ou y manger. Une autre table aménagée en radio dans un coin de la pièce.



Au sous-sol une grande salle accueille des ateliers payants. Un bar aménagé sur toute la longueur, cette pièce a sûrement connu des soirées mémorables en d'autres circonstances !
Lundi et mardi c'est le sommet sur la transformation des médias. Comme dans la creative factory, on retrouve les accessoires des ateliers de travail collaboratif, comme j'avais pu les aborder avec mes collègues de travail. Des posters réalisés par les équipes, des schémas dessinés, des outils symboliques pour créer des situations.




J'adorerais participer à toutes ces réflexions, et justement avec Marie Herenstein ma coworkeuse de France3, nous sommes abordées dans l'après-midi par un animateur devant le bar, et nous voilà embarquées pour un atelier de storytelling, avec de parfaits inconnus de plusieurs nationalités. 
Un beau moment de créativité, grâce à Florian l'animateur...  acteur du théâtre d'improvisation et d'autres acteurs du monde de l'impro.
 Bonne école...


Atelier d'écriture ©Florian Ä. Bartsch  

Deux heures plus tard nous avions de nouveaux "amis" coworkers et surtout quelques cordes de plus à notre arc de raconteurs d'histoires, autour du climat.


Qu'est-ce que le public retiendra de cette Cop21 dès le 11 décembre et plus tard ?
Il faudra guetter les storytellers pour repérer et apprécier le changement dans la narration.




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dimanche 29 novembre 2015

J - 1

Ce que pourrait être l'éducation de l'enfant...


Selon Marguerite Yourcenar

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant. Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »


Extrait de l’essai Les Yeux Ouverts, un ensemble d’interviews de l’auteure réalisées par Matthieu Galey, paru en 1980 aux éditions Le Centurion.


Source : The Dissident 





samedi 28 novembre 2015

Le blogging, c'est du boulot !

Le fond, la typo, les bugs : une vraie prise de tête...


Mes débuts en blogging depuis quelques jours me remettent en position de débutante, je dois aimer ça parce que j'ai comme une sensation de déjà vécu...
Les pros du blog peuvent bien se moquer, l'une de mes filles en premier lieu qui lève les yeux au ciel en découvrant mes choix de teinte ou de typo.

On va dire que la forme évoluera au fil des jours, de toute façon ce n'est pas ce blog qui fera baisser la température sur la planète.
A Paris la consommation d'électricité pendant la Cop 21 va faire un sacré bond !

L'article du jour, l'inauguration de PlaceToB par Ségolène Royal.



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vendredi 27 novembre 2015

Préparatifs, suite

Dans mes bagages quelques lumignons pour le 8 décembre. La fête des lumières est annulée à Lyon, mais elle retrouvera sa forme ancienne, celle où simplement les lyonnais mettent à leurs fenêtres de petites bougies dans des verres. Le 8 décembre se décline cette année comme un hommage aux victimes du 13 novembre.



C'est dingue, les lumignons sont toujours fabriqués dans la même ciergerie du Puy-en-Velay, que j'avais filmée en 1983, à mes tout débuts dans l'audiovisuel (l'idiot-visuel comme pouffait ma grand-mère)!



Alors avec Marie nous rendrons hommage à notre manière en allumant ces bougies dans notre airbnb parisien.





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